Up-cycling ? Tell me more !

Quand tu veux aborder le sujet de l’éco responsabilité, tu utilises le vocabulaire qui en découle. Tu vas donc parler d’impact, de Bio, de recyclage, parfois d’économie circulaire, mais aussi d’up-cycling. Ou surcyclage en français, mais c’est tellement moins utilisé que j’ai le droit à des pointillés rouges sous le mot ! 

Il est vrai qu’il y a encore peu de temps, tu tapais up-cycling dans ta barre de recherche et Google te proposait d’abord d’« essayer avec cette orthographe : recycling » ! Pas facile à ce moment-là de trouver et bien comprendre la nuance. 

 

Mais heureusement pour toi depuis, les contributeurs de Wikipédia ont comblé la faille ! 

Le surcyclage ou up-cycling est l'action de récupérer des matériaux ou des produits dont on n'a plus l'usage afin de les transformer en matériaux ou produits de qualité ou d'utilité supérieure. On recycle donc « par le haut ».

 

Terme inventé dans les années 1990 par l’ingénieur Reiner Pilz, l’idée fondamentale de l’up-cycling est donc de donner une nouvelle vie à la matière première existante pour la valoriser. On upgrade le truc ! On ne récupère pas seulement le papier utilisé pour en refaire du papier, ce qui en soi est déjà une démarche très noble. Non, quand on up-cycle ton papier, on en fait des origamis! 

porte clé chambre à airLe plus mignon des éléphant est eco-friendly ! Shop chez Tricycl'éco ;)

 

Les applications et leur domaines sont nombreux. Ainsi, une vieille chambre à air de vélo, apparemment inutilisable, devient un porte-clé. C’est pas une blague, c’est mon porte-clé. Quand tes voisins sont fiers d’avoir utilisé des vieilles palettes en bois pour faire leur table de salon, c’est aussi de l’up-cycling (parce que oui, on a tous un ami d’ami ou un voisin qui a ça dans son salon). Le mobilier, la déco, et puis bien sûr, la mode ! 

Peu de gens le savent, ou devrais-je dire plutôt se rendent compte, que la méthode de l’up-cycling n’est pas récente, bien au contraire. Sans parler des femmes qui se rhabillaient grâce à leurs propres rideaux pendant la Seconde Guerre Mondiale, je pense à Martin Margiela. Il a révolutionné la mode à bien des égards, mais on oublie souvent qu’au commencement même de la Fast Fashion, en 1989, Margiela commençait sa carrière en proposant une première collection créée à partir de vêtements de seconde main totalement up-cyclés. Oui oui. Après ce défilé marquant, on a pendant longtemps oublié ce terme pour privilégier ‘acheter’ et ‘jeter’, mais heureusement, on commence à réaliser que c’est peut-être pas la meilleure méthode. 

 

Martin Margiela spring summer 1990Premier défilé Martin Margiela en 1989 : tu préfères un blazer ou une jupe ?

 

Alors bien-sûr, j’essaie moi-même de suivre l’exemple avec NANN et d'utiliser la méthode de l'up-cycling. Pour trouver les matières premières et faire les prototypes de mes futures pièces (coming sooooooon!), je suis allée chercher des chutes et des invendus de tissus. Et puis surtout mes BaNann. Toutes les bananes que je crée sont faites à partir de matériaux up-cyclés. Ce sont parfois des chutes de tissu à tapisser, des anciens échantillons des collections passées, des vêtements de seconde main, mes propres chutes de molleton venant de ma collection, et j’en passe. C’est aussi pour cette raison que ce sont des pièces uniques que j’ai choisi de numéroter. Même les quatre points de couture de l’étiquette numérotée est un clin d’oeil à notre Martin adoré. 

 

Parallèle couture étiquette NANN et Martin MargielaNann à gauche et Martin à droite !

 

Voilà pour ton vocabulaire, maintenant tu peux aller voir comment je fais une BaNann par ici !

 

 

Et puis si t’es chaud, voilà un peu de lecture pour approfondir le sujet : 

 

 

#Nannosphere #Upcycling

1 commentaire

  • Limpide! Merci pour ces explications parfaites. On attend ta collection avec impatience !

    Nola

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